Le village Histoire

mardi, juin 16 2015

Origine du village

Le Manuscrit latin de 1133

C'est le plus ancien manuscrit dont disposent les Archives Départementales d'Ille et Vilaine sur la vie d'un village dans notre département.

Ce document relate la donation d'une terre par un habitant nommé Anger Ahane aux moines de Saint de Melaine de Rennes.

Ce document atteste l'existence du village de Carcraon que l'on trouve orthographié successivement : Carcenellis dans ce texte (en latin), Carcheron dans un second texte daté de 1167, Carqueron dans un traité daté de 1198, Carqueronio dans un texte de 1206 fondant la collégiale de La Guerche de Bretagne.

Sur l'origine du mot Carcraon, les bretonnants proposent "Village aux noix". Les toponymistes interrogés, Messieurs Puaud et Prisiac, proposent l'un "Village du marais" l'autre "Village du rocher", Monsieur Meuret, professeur d'histoire conseille la prudence.

lundi, juin 15 2015

Les moulins

Origine du village

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L'existence des moulins de Carcraon remonte au XIIIè siècle.

En 1206 un texte rapporte : "Guillaume II, Seigneur de La Guerche, fondant la collégiale, lui donne la dime des moulins de Carcraon et 100 sols sur la mouture des dits moulins".

En 1240 un second texte rapporte : "Geoffroy de la Guerche, mariant sa fille, Thomasse, à André III, baron de Vitré, lui donna en dot le territoire de Visseiche et Domalain excepté l'étang et les moulins de Carcraon."

En 1551 ces droits sur la mouture étaient de la moitié du 13ème boisseau. Seigneurs et Communautés religieuses avaient compris l’intérêt de construire et de posséder les moulins. Le pain était la base de l'alimentation et les paysans n'avaient pas les moyens de construire leurs propres moulins.

Sous la révolution, les droits de mouteaux furent abolis. Les paysans les plus aisés purent alors construire des moulins.

Les enfants jouent sur la ligne de chemin de fer et sur la chaussée

Au premier plan, à gauche sur ce cliché, se trouve la maison du chapelain.

Elle fut transformée en huilerie vers 1870 et exploitée par la famille Georgeault. Il s'agissait alors d'un équipement simplifié. L'écrasement des graines se faisait grâce à des meules actionnées par un manège à cheval. Peu à peu l'équipement de la huilerie se perfectionna; en particulier grâce à l'utilisation de l'électricité produite par les turbines du moulin.

M. Lamoureux avec l'aide de ses ouvriers acheva de moderniser l'installation. Les graines de navette et de colza apportées par les agriculteurs de la région étaient écrasées et pressées à chaud. Une huile épaisse et colorée sortait du pressoir, elle faisait merveille pour la salade et la vinaigrette, avec une autre saveur que l'huile d'arachide et de tournesol qui l'a remplacée à partir de 1949. L'huile brute était raffinée à Chateau-Gontier et utilisée ensuite pour l'éclairage et l'alimentation. Avec la pénurie de denrées liée aux guerres la production de l'huile a rendu localement de grands services. De nombreuses expéditions avaient lieu également sur Paris et meme en dehors des frontières. M Lamoureux a cessé son activité en 1962.

dimanche, juin 14 2015

La minoterie

Sur ce cliché la ligne de chemin de fer apparait sur la droite et l'on observe également la présence d'un embranchement pour la minoterie.

Le moulin de Carcraon est alimenté par l'eau de l'étang. A l'origine, le moulin était construit en bois. Les roues à aubes, en hetre, avaient une durée de vie moyenne de 30 ans. Les meules étaient taillées dans du granit ou dans la pierre de Champagne (silex) et repiquées ou renouvelées régulièrement.

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samedi, juin 13 2015

La chapelle

L'antique chapelle

Les archives d'Anjou possèdent la copie (XVIIIe siècle) d'un accord conclu entre les abbés des abbayes Saint Aubin d'Angers et Saint Melaine de Rennes au sujet de la chapelle Saint Mainboeuf de Carcheron. Cet accord conclu en 1167 reconnait l'appartenance de la dite chapelle, bordée par une rivière, La Seiche, aux moines d'Angers. Il nous révèle l'existence de la chapelle Saint Mainboeuf dès cet période. Ce sanctuaire représente l'un des plus anciens édifices religieux de l'éveché de Rennes dont la date est certaine.

Le 7 septembre 1789, la cloche de cette chapelle fut enlevée par les révolutionnaires.Confisquée par la Nation après le vol de sa cloche, la chapelle fût vendue à un nommé Pivert ainsi que le jardin et la maison du chapelain. Celle-ci existe encore, signalée par une croix entourée d’une couronne. Aujourd'hui cette maison a été profondément modifiée mais conserve néanmoins de nombreux indices de son histoire.

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Nous n'avons pas de date certaine de l'édification de cette chapelle; seule la date 1882 portée sur le socle de la statue principale peur constituer un indice.

Cette statue est l'oeuvre d'un sculpteur angevin : Pierre Rouillard.

Sur le cadastre Napoléonien (1810) il n'est pas fait mention de cette chapelle. Celle-co occupe avec son terrain une superficie de 1 are 82. Elle surplombe une carrière profonde et domine l'étang et le bourg de Carcraon.

Au début du siècle cet édifice religieux néogothique était doté d'un campanile. Celui-ci a disparu dans des circonstances ignorées des plus anciens. Le 22 novembre 1947, la famille Georgeault, cultivateur à Carcraon, a fait don de cette chapelle à la paroisse. La paroisse de Domalain a alors réalisé un agrandissement en facade et en surplomb de la route. Celui-ci a été démantelé en 1973 pour des raisons de sécurité.

Ce petit oratoire est dédié à Notre Dame de la Délivrance célébrée le 2 novembre. Pendant la première moitié du siècle, la messe y était célébrée régulièrement.

Cet édifice malheureusement tronqué et enduit de ciment peint pourrait faire l'objet d'une restauration conforme à son style.

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lundi, juin 8 2015

La gare

De juin 1904 à décembre 1947 Carcraon a été desservi par la ligne de chemin de fer Rennes-La Guerche.

A la suite du voyage inaugural, Ouest-Eclair du 16 juin 1904 écrivait :'' "Puis c'est Carcraon et son admirable étang qui mesure 5 Km de long, et dont les eaux profondes recèlent de carpes et anguilles monstres en quantité peu commune."

"Pour laisser libre le petit pont établi sur la Seichela compagnie a construit un autre pont parallèle en métal du coté de l'étang qui n'empiète aucunement sur le terrain de la chaussée."

L’événement fut fêté comme il se doit : "A l'occasion de l'inauguration officielle, la ville de La Guerche a préparé un programme de fête superbe dont la principale attraction sera le lancement d'un ballon dirigé par un aéronaute parisien et que montera un guerchais, monsieur Sécrétain,représentant de commerce."''

dimanche, juin 7 2015

Les cafés

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Nous découvrons sur la gauche le café des Lelièvre et l'immense affiche publicitaire qui tente de convaincre les utilisateurs du tramway.

Bien que petit village avec seulement 100 à 130 habitants, Carcraon ne comptait pas moins de 4 cafés au siècle passé. La vie de village devait être très soutenue avec la diversité des métiers : scieur de long, fileuse, maréchal-forgeron, laboureur, meunier, domestique, charron, charroyeur de poche, maçon, cantonnier, charpentier, menuisier, tisserand, aubergiste, fabriquant d'huile, bûcheron, tailleuse, journalier, carrier, brodeuse, propriétaire, chef de gare, tramway, rentier, boucher, couvreur, gardes... (sources : recensements).

S'ajoutaient les pécheurs, les passagers du train, les guerchais, les passants et l'on devine l'animation !

L’intérêt et l'existence des débits de boisson apparaissent déjà à la lecture des écrits de 1241 que nous avons évoqués : Le Seigneur de La Guerche dotant sa fille avait excepté les tenanciers du bourg de Carcraon.

En façade du café nous voyons deux bovins attachés aux anneaux et un cheval attelé à un tombereau. Les propriétaires sont peut-être au café !