Coléanthe délicat (coléanthus subtilis)

coleanthus_subtilis_6344.jpg

Plante protégée. Découverte en France pour la première fois en 1863, cette petite graminée des bords vaseux des étangs n'éxiste plus qu'en 3 départements de Bretagne où elle est en raréfaction constante. Voir la carte "Patrimoine naturel de Bretagne" éditée en 1995 par le Conseil Régional de Bretagne.

coleanthus_subtilis_6395.jpg

coleanthus_subtilis_8623.jpg

Protection : Convention de Berne. Annexe I Directive 92/43/CEE. Annexe II Directive 92/43/CEE. Annexe IV Protection nationale Annexe I (Ar. du 20-01-1982)

COTATION UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature) POUR LE MONDE : R rare PROPOSEE POUR LA FRANCE : V vulnérable CATEGORIE PATRIMONIALE : C1

Description : Thérophyte nain de 2-8cm, couché, ascendant, glabre, à souche fibreuse. Feuilles linéaires, glabres ou avec des poils courts ; gaines très ventrues. Ligule ovale, membraneuse. Panicule corymbiforme ; pédicelles velus ; épillets ciliés. Espèce automnale fugace.

Distribution générale : Très ancienne relicte circumboréale, distribuée par petites zones : Europe occidentale : France, Autriche, Allemagne, ex-Tchécoslovaquie. En Allemagne de l'Ouest, il n'en existe plus qu'une localité. En Italie et Norvège, la plante a disparu. Russie : bassin de l'Amour, de l'Ob et rivière Volkhov d'où il a disparu. Rare. Amérique du Nord observée une fois en Orégon.Coleanthus_subtilis.png

Distribution en France : Ecologie (en France) : Cette minuscule graminée forme des gazons étendus sur la vase des étangs après le retrait des eaux à l'automne. Le cycle végétatif peut être de quelques semaines. Phytosociologie : Nanocyperion flavescentis.

Etat de conservation : Bien que les graines aient une longévité importante, que la plante ait un grand pouvoir de colonisation et que son milieu soit fréquenté par les oiseaux aquatiques qui jouent un rôle essentiel dans sa dispersion, on constate une nette régression, surtout en périphérie de l'aire. C'est ainsi que les stations de la Mayenne et du Maine-et-Loire sont éteintes depuis longtemps et la plante n'existe plus qu'en Bretagne. Dans la Loire-Atlantique et le Morbihan, les populations se maintiennent bien (surtout à l'étang de Vioreau). Dans les Côtes-d'Armor, deux stations sur quatre n'ont pas été revues récemment. Et dans l'Ille-et-Vilaine, c'est à peine plus de la moitié des stations qui a été confirmée (celle de l'étang de Comper étant particulièrement abondante). La raréfaction de l'espèce est due presque essentiellement à une modification du régime des eaux des étangs.

Mesures de conservation dont bénéficie le taxon : Plusieurs étangs ont été acquis par des collectivités pour en assurer la protection. Il serait judicieux de tenir compte de cette plante et de l'associaton dont elle fait partie dans les plans de gestion.

Mesures de conservation proposées : Généraliser les acquisitions par des collectivités ou à défaut, mise en place d'Arrêtés de conservation de biotope avec gestion appropriée (éviter le maintien des eaux à un niveau optimal, il empêche le retrait normal des eaux en fin d'été et l'association ne peut apparaître).